Choisir ce modèle Voir le catalogue
Actualités
Toutes les annonces

Espace client

Actions de préférence en droit des sociétés : cadre du Code de commerce et enjeux pratiques

Publié le : 29/07/2026 29 juillet juil. 07 2026

Dans la pratique sociétaire contemporaine, les actions de préférence se sont imposées comme un instrument central d’ingénierie capitalistique. Autorisées par le Code de commerce, elles permettent d’adapter finement les droits attachés aux titres sociaux afin de répondre aux objectifs propres à chaque opération, qu’il s’agisse d’une levée de fonds, d’une réorganisation de la gouvernance ou d’une transmission.

Dans quelles conditions les actions de préférence peuvent-elles être instituées ?

Les actions de préférence peuvent être créées dès la constitution d’une société ou au cours de sa vie sociale. Dans cette seconde hypothèse, leur mise en place suppose une modification statutaire adoptée selon les règles légales et statutaires applicables. Ce mécanisme est réservé aux sociétés par actions, notamment la SAS, la SA et la SCA. Les statuts doivent définir précisément les droits particuliers attachés à ces titres, qu’ils soient permanents ou temporaires. Lorsque la création ou la modification de ces actions affecte les droits d’actionnaires existants, des procédures spécifiques peuvent être requises afin de garantir le respect de l’équilibre entre catégories d’actions. Si la liberté contractuelle demeure large, elle s’exerce dans le cadre strict posé par les textes, ce qui implique une vigilance accrue lors de la rédaction des clauses statutaires.

Quels droits particuliers peuvent être attachés aux actions de préférence ?

Les actions de préférence se caractérisent par l’octroi de droits distincts de ceux conférés aux actions ordinaires. Ces prérogatives peuvent porter sur le droit de vote, qui peut être renforcé, aménagé ou supprimé, sur les droits financiers, tels qu’un dividende prioritaire, ou encore sur un droit préférentiel dans le partage du boni de liquidation. À l’inverse, ces titres peuvent comporter des limitations destinées à organiser la répartition du pouvoir ou à encadrer la participation aux résultats. Cette modularité en fait un outil privilégié pour structurer une entrée au capital, fidéliser un dirigeant ou organiser la transmission d’une entreprise familiale. La technicité de ces mécanismes impose toutefois une rédaction rigoureuse. Des stipulations imprécises ou déséquilibrées sont susceptibles de générer des contentieux, ce qui confère aux actions de préférence un rôle stratégique dans l’organisation et la sécurisation du capital social.

Historique

<< < 1 2 3 4 > >>
Navigateur non pris en charge

Le navigateur Internet Explorer que vous utilisez actuellement ne permet pas d'afficher ce site web correctement.

Nous vous conseillons de télécharger et d'utiliser un navigateur plus récent et sûr tel que Google Chrome, Microsoft Edge, Mozilla Firefox, ou Safari (pour Mac) par exemple.
OK